Loris "Clo"

Bienvenue sur le blog dédié à mon fils Loris.
Je m'appelle Angela et j'espère, à travers ce blog, rendre un hommage très particulier à mon unique enfant trop tôt disparu.

Un mal être s'installe : DIALOGUER
Un mal de vivre s'installe : COMMUNIQUER

Vivre dans une société où on laisse peu de place aux sentiments, à l'amour, au respect...
Bref, à toutes ces valeurs qu'on n'inculque "presque" plus à nos jeunes fragilisés, destabilisés qui sont notre Avenir... peuvent interpeller.

En conclusion, ayez une pensée pour Loris.
Le message qu'il voulait faire passer se résume en cette phrase :

AVANCER DANS LA VIE EN APPRENANT A DIRE NON
EVEIL DES CONSCIENCES



MERCI POUR VOTRE PRESENCE A TOUS LORS DE LA SOIREE « LORIS »



Mon compagnon, Harold Westerkamp se joint à moi par ces quelques mots...

Ne vous asseyez pas à la table de la DROGUE !
Votre choix de vie en dépend !

Loris, à 14 ans, a maudit jusqu'à sa mort le jour où il a choisi le mauvais parcours .
Il disait toujours : "J'ai mal à l'âme" ; tout en oubliant son corps porté à la souffrance;
Chétif, pertes de dents, neurones atteints, il a traversé l'enfer sur cette terre.

Ne vous asseyez pas à la table de la DROGUE !
Votre choix de vie en dépend !

Son désespoir était partagé dans l'impuissance et le désarroi au vu de tous ceux qui l'ont aimé
Même si vous ressentez le fait de ne pas être considéré, respecté, ne pas être apprécié, alors ce qui compte, c'est votre propre conscience. Celle-ci affirmera votre indépendance, force et confiance en vous.

C'est bien grâce à vous-même que vous vous faites estimer !
La vie est très généreuse à travers le bon sens gagné sur soi !

Ne vous asseyez pas à la table de la MORT !
Votre choix de vie en dépend !
# Posté le mardi 12 février 2008 13:04
Modifié le jeudi 19 juin 2008 07:54

Loris

Loris
# Posté le mardi 12 février 2008 13:04
Modifié le mardi 12 février 2008 17:00

Texte de Ghislain OLIVIER

Ton adolescence,
Loris,
J'ai l'impression qu'il y a une éternité
Que je la vois.

Tu étais de ceux
Que l'enfance a propulsés dans la rue
Tu étais de ceux
Dont le regard immense
Relevait celui des êtres que tu abordais.

Tu as bondi dans ta longue marche
Et nous voilà seuls
Alors qu'enfin adulte, tu allais nous parler
Et que les autres disaient
Qu'ils allaient enfin parler
Qu'ils allaient enfin poser leurs questions
Et que peut-être enfin ces autres-là
Allaient enfin répondre

Mais combien de fois
Avais-tu déjà regardé les mains ?
Combien de fois
Nous avais-tu fait face ?
Hâtivement,furtivement
Le temps d'un moment de solitude
Le temps d'un moment d'exploration

Mais cela, faut-il le croire,
S'est trop peu partagé entre les vivants.

Trop courts furent tes moments de vie ,
Petite fourmi que nul ne voit ni n'entend.
Traversant au mépris des lignes
Les pages muettes de l'adolescence,
Tu fus de ceux
Dont l'air mendiant ne savait peut être pas
Ce qu'il est permis de savoir sur terre.

Et voici
Au bout de ces longues marches,
Un homme prêt à partir.
La fêlure entre les deux mondes
S'est ouverte devant ses yeux
Comme une gigantesque porte
Où son âme tourbillonnante s'est engouffrée.
# Posté le mardi 12 février 2008 13:09
Modifié le lundi 18 février 2008 13:00

Texte de Ghislain OLIVIER (Suite)

Quand vous ferez le voyage,
Si vous avez de la chance,
Un jour, peut-être, rencontrerez-vous Loris
Et quand vous-même ne pourrez plus revenir,
Il vous faudra souvent le voir, Loris,
Pour qu'il devienne votre aide.
Et puis,il vous faudra également aller au hasard.
De plus en plus loin.
Car plus tard,
Cette longue nuit-là
Cette longue marche-là
Auront été les belles batailles avec la vie.
Et vous aurez appris bien des choses
De Loris
De ses longues marches
De votre rêve
De votre nuit

Comme l'écrit Prévert :
Sa voix de rares pleurs et de rires fréquents
Sa voix me parle encore
Sa voix mourante et gaie
Sa voix de pluie et de beau temps
Chante toujours son chant lunaire et ensoleillé

Et je ne puis le garder
Je ne puis le chasser ce gentil revenant.
# Posté le mardi 12 février 2008 13:18
Modifié le lundi 18 février 2008 13:07

Message de Jocelyne à Loris

Message  de Jocelyne à Loris
Loris

Tu es avant tout un fils, un petit-Fils !
Un fils aimé et cet Amour est en Toi à tout jamais
Pour tes amis, tu es « Clo » ; eux aussi ils t'ont aimé
Avec Toi, ils ont plané, rêvé, déconné, espéré
Avec Toi, ils ont eu des fous rires, de grandes idées, des délires
Avec Toi, ils ont connu le chemin fait de révoltes, de complicités et de chagrins
Tu voulais changer le monde, tu le criais à la ronde
Moi, je te l'ai dit cent fois, grande en Toi était ma foi
Tu étais si intelligent, tes discours étaient géants
Il y avait en Toi une belle générosité
Mais il y avait aussi une grande sensibilité
Elle qui te faisait trop voir la réalité
D'un monde laid que tu ne savais accepter
Tu t'es battu à corps perdu
Tu as cherché un monde meilleur
Que tu as espéré de tout ton c½ur
Je voulais te dire que l'on t'a compris
Entendu, parfois contré, mais si bien senti
On a voulu te soutenir, te retenir
Et du mal qui te rongeait, te guérir
On te croisait, on essayait de te retenir
Tu ne nous entendais plus,
Tu étais seul dans tes délires
Et là, où tu es, maintenant, parti
Sache qu'on te souhaite enfin le meilleur
A toi notre Ami


Jocelyne
# Posté le lundi 18 février 2008 12:57